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Je suis plutôt une enfant de la mer, pas que j'y sois née mais j'ai toujours aimé les bourrasques du vent iodé qui viennent fouetter mes joues, qui plaquent mes jupes à mes jambes, le sel qui colle mes cheveux par mèches, le bruit des vagues, leur clapotis ou au contraire leur colère qui déverse le long de la plage une écume aussi mousseuse qu'une lessive !
Les effluves de poisson qui remontent certains jours, qui pourraient faire détourner la tète d'un geste de dégoût et que d'autres pourraient dédaigner, mes narines les recherchent et les repèrent de loin !
J'ai toujours été sensible à ces odeurs, un peu fortes mais qui font remonter en moi les souvenirs de l'enfance ...

C'est pourquoi j'aime aussi tant la forêt. J'y retrouve la puissance des odeurs. Le tronc tombé à terre qui se décompose exhale des parfums entêtants, le cèpe pas loin ne peut se cacher, son odeur caractéristique le trahi aussitôt ! Les feuilles roussies par l'automne craquent sous les pas tout en diffusant des senteurs d'humus .qui remontent du plus profond du sol.
Et puis elle est si riche la forêt, ses noisettes en lisière, ses châtaignes aux bogues qui nous piquent les doigts, ses champignons qui ravissent nos palais, ses loups et autres monstres qui peuplaient nos contes d'enfants ...

L'automne est toujours la saison qui nous fait tous nous retrouver en famille pour de simples promenades-plaisir mais avec toujours l'oeil aux aguets du moindre chapeau de champignon qui se découvrirait sous la mousse !

Ce dimanche la cueillette n'a pas été très fructueuse (1 cèpe, 3-4 petits bouchons et 1 pied de mouton) mais on s'est rabattus sur les châtaignes !

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